Bütler, R.R.BütlerLachat, ThibaultThibaultLachatMurri, M.M.Murri2024-11-192024-11-192016978-2-7430-2180-110.24451/arbor.6578https://doi.org/10.24451/arbor.6578https://arbor.bfh.ch/handle/arbor/37623Les vieux arbres et le bois mort sont essentiels à la biodiversité en forêt, en particulier pour les espèces dites « saproxyliques » représentant environ un quart des espèces forestières. Or, dans la forêt exploitée, les arbres sont coupés avant leur maturité biologique ; le cycle sylvigénétique est ainsi interrompu et le développement naturel ne peut pas se dérouler complètement. C’est la raison pour laquelle de gros efforts sont déployés aujourd’hui dans la plupart des pays européens pour délimiter des surfaces de taille variable sur lesquelles les peuplements forestiers peuvent atteindre leur phase de sénescence et accomplir le cycle biologique complet. Il s’agit de réserves forestières naturelles (ou intégrales) ou d’îlots de sénescence en cas de surfaces plus restreintes. En 2001, dans le cadre de sa politique forestière, l’Office fédéral de l’environnement a défini l’objectif de mettre 10 % de la surface forestière suisse en réserve, dont la moitié en réserve intégrale . Depuis 2008, elle encourage également les propriétaires forestiers à délimiter des îlots de sénescence. Ce chapitre décrit d’abord les conditions- cadre de la mise en place de réseaux d’îlots de sénescence en Suisse et donne ensuite deux exemples concrets, dans les cantons d’Argovie et de Vaud.frGBGESDRéseaux d’îlots de sénescence : politique et exemples suisses-book_section