Gatelier, KarineKarineGatelierDijkema, ClaskeClaskeDijkema2026-03-112026-03-1120180223-5498https://doi.org/10.24451/arbor.1343510.3917/anv.188.0023https://arbor.bfh.ch/handle/arbor/47192Quand ils traitent de la violence, les médias parlent souvent d’une seule forme de violence, celle qui met en jeu un rapport de force physique, qu’il concerne des biens matériels ou des personnes : attentats terroristes, assassinats, coups et blessures, dégradations de commerces en marge de manifestations de rue, voitures brûlées dans les banlieues, etc. C’est ce qu’on appelle la violence directe. Pour comprendre ses causes profondes, il est nécessaire d’analyser un autre type de violence : la violence structurelle. Ce concept est emprunté au sociologue norvégien Johan Galtung (1969). Il fait écho à ce que d’autres ont appelé violence symbolique (Bourdieu) ou institutionnelle (Dom Camara). Dans les années 60, les recherches sur la paix dans les milieux académiques anglophones (Peace studies) complexifient leur compréhension de la violence. L’apport de Galtung est fondamental car il propose de définir la violence structurelle comme « toute forme de contrainte pesant sur le potentiel d’un individu du fait des structures politiques et économiques ».frviolenceGaltungBourdieuviolence structurellepaixAViolence structurelle : comprendre les racines des inégalitésarticle